Un test salivaire pour détecter la fatigue au volant

Un test salivaire pour détecter la fatigue au volant

Après les tests salivaires de détection d’alcool et de drogues, un nouveau test pourrait bien voir le jour : un test salivaire pour détecter la fatigue chez les conducteurs.

Des chercheurs de l’hôpital Hôtel Dieu à Paris prévoient de premiers résultats d’ici la fin de l’année : un test salivaire pour détecter la fatigue, première cause de mortalité sur les autoroutes françaises et à l’origine de plus d’un accident sur trois. Une fatigue mortelle, qui a incité ces chercheurs du Centre du sommeil à chercher un moyen de la détecter facilement. Ce test utiliserait des indicateurs physiologiques permettant de mesurer le degré de privation de sommeil.

Test salivaire fatigue

Il servirait avant tout à s’auto-évaluer avant de prendre la route : « Quand il sera entièrement développé, ce test pourra équiper chaque véhicule, et permettra à chaque conducteur d’auto-évaluer son niveau de privation de sommeil avant de prendre le volant, comme les éthylotests qui permettent aujourd’hui de mesurer le taux d’alcoolémie », explique François-Brince Hincker, responsable chez Vinci Autoroutes, qui finance les essais cliniques de ces tests.

Pour le moment, l’équipe n’est qu’au stade des tests expérimentaux sur une cinquantaine de volontaires. Les premiers résultats sont prévus pour la fin de l’année, et pourraient peut-être, à terme, permettre de diminuer la mortalité sur les routes françaises qui a augmenté de 12% en 2015.

Reste à savoir si ce dispositif ne sera pas utilisé par les assureurs, qui pourraient par exemple refuser d’indemniser des dommages si le conducteur a pris la route en étant trop fatigué.